Polluants éternels : l’inquiétude grandit autour de la Gondoire
Une association alerte sur la présence confirmée et persistante de PFAS dans plusieurs cours d’eau de Seine-et-Marne. La contamination pourrait impacter la faune aquatique des étangs de la Loy, un lieu de pêche prisé, et par conséquent la santé humaine.
L’affaire commence par un courrier. Celui envoyé par l’association Coteau et Vallée de la Marne aux présidents des agglomérations de Paris Vallée de la Marne et de Marne et Gondoire. S’appuyant sur des données collectées entre 2016 et 2024, l’association y révélait la présence de PFAS, ces « polluants éternels », à des taux importants dans le ru Gondoire à la hauteur Saint-Thibault-des-Vignes.
Face à cette alerte, la réaction de l’agglomération de Marne et Gondoire a été de commander des analyses. Dans sa réponse à l’association, la présidence expliquait : « Cette problématique nous interpellant également, nous avons missionné notre prestataire afin qu’il procède lors de sa campagne saisonnière (printemps) à un prélèvement et à une recherche de PFAS au niveau des rus de la Gondoire et du Bicheret. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des résultats. »
Les résultats de ces analyses, communiqués récemment par l’agglomération, sont venus confirmer les craintes initiales. Non seulement la Gondoire présente toujours une pollution importante aux PFAS en 2025, mais le ru du Bicheret est également contaminé, bien qu’à un degré un peu moindre.
Cette confirmation a poussé l’association à adresser un nouveau courrier au Président de Marne et gondoire, Jean Paul Michel, exprimant de nouvelles inquiétudes. Dans cette lettre, un porte-parole de l’association souligne : « La persistance de cette pollution est préoccupante. Notre inquiétude se porte désormais sur le ru de la Brosse, un affluent de la Gondoire, et surtout sur les étangs de la Loy, fréquentés par les pêcheurs. Ces milieux aquatiques risquent d’être affectés par des polluants persistants dont l’impact sur la faune aquatique peut être désastreux. »
La crainte principale réside dans la bioaccumulation : les PFAS se concentrent dans les organismes vivants, et remontent la chaîne alimentaire. « Inévitablement, cela pose la question du risque sanitaire pour les consommateurs de poisson », conclut le représentant de l’association.